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Rencontre Asexuelle
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L'asexualité : qui sont vraiment les asexuels ?

Phénomène en hausse, l'asexualité gagne du terrain face à une société du tout-sexuel. Sites militants, ouvrages de sociologues, mouvement "non libidoïste"... Et oui, certains le crient haut et fort : ils n'ont pas envie de faire l'amour. Décryptage d'une nouvelle forme d'abstinence.

 

Qui sont les asexuels ?

Les asexuels sont les personnes qui n'éprouvent aucun désir sexuel. Des hommes ou des femmes, qui ne sont ni des marginaux ni des fanatiques, mais qui tout simplement n'éprouvent aucune attirance sexuelle pour personne. Et qui l'assument plus ou moins. Difficile évidemment de savoir combien ils sont. Certaines études évoquent le chiffre de 1% de la population mondiale.

 

Les origines du phénomène

Surexposition du porno, années 1990 trop freudiennes (tout est sexuel), refus la dictature du plaisir ou désacralisation du sexe qui est passé du secret à l’exhibition : tous ces facteurs ont sans doute amorcé la naissance du mouvement asexuel.

Ainsi, l'abstinence n'est plus une honte mais un droit qu'on revendique. 

 

Les causes psychologiques

Il semblerait que cette absence de désir sexuel trouve son origine dans l'enfance, entre 6 et 10 ans. C'est ce qu'on appelle la période de latence. A cet âge-là, l'enfant cesse de s'intéresser à la sexualité (après avoir été très demandeur en informations).
Ce désintérêt pour le sexe prend fin normalement au début de l'adolescence. Mais pour certaines personnes, il dure toute la vie.

L'asexualité au quotidien

Les asexuels ne font pas l'amour, mais ils peuvent néanmoins se masturber non pas en réponse à une stimulation, mais par besoin physiologique.

En général, l'asexualité dure toute la vie pour les personnes qui n'ont réellement aucun désir sexuel. Pour les personnes qui refoulent inconsciemment leurs envies, une thérapie peut être utile et permettre de réveiller une libido jusqu'à présent endormie. Lire la suite

 

Publié par https://www.aufeminin.com

Je suis asexuelle, et alors?

Véritable orientation sexuelle, simple choix ou résultat d’un trouble hormonal… mais qui sont ces asexuels, qui revendiquent n’avoir aucun désir libidineux?

 

Jessica (prénom d'emprunt) en a fait son cheval de bataille. Sur les réseaux sociaux d’abord, dans les médias ensuite. Elle le dit à qui veut l’entendre: «Je suis asexuelle, et alors?» L’asexualité, un terme qui était encore inconnu dans les années 2000, et qui a soudain fait son apparition sur le devant de la scène. Un asexuel, c’est donc quelqu’un qui n’éprouve aucun désir sexuel envers autrui.

«Avant, je pensais juste que je n’avais pas de libido, puis je me suis rendu compte que c’était quelque chose qui existait, qui avait un nom, qu’il y avait une communauté, explique cette jeune Romande. J’ai même fait des tests hormonaux, pour voir si j’avais un «problème», mais non, je suis «normale»! Est-ce que tout cela est le résultat d’un traumatisme enfoui? Franchement, je ne vois pas.»

 

Un havre nommé Aven

Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Selon certaines estimations (notamment une étude menée en 2004 à l’université de Brock, au Canada, par le professeur Anthony Bogaert, auteur de «Understanding asexualiy»), 1% de la population éprouverait la même absence de désir. Une communauté est née, on parle de «A» ou «Ace». Un site fédérateur a vu le jour, Aven (à ne pas confondre avec l’Aven valaisan, l’association valaisanne des entreprises de nettoyage).

A Lausanne, Jessica a créé un groupe de parole. «J’ai rencontré beaucoup d’autres personnes dans la même situation et en tant qu’ace, même dans la communauté LGBT, tu ne te sens nulle part à ta place. Les gens ont de la peine à comprendre.»

La question qui agite désormais les sexologues est de savoir comment en parler. Certains «spécialistes», à l’instar d’Agnès Giard, auteure du blog Les 400 culs, sont franchement hostiles à cette catégorisation. Dans un billet, elle parle carrément «d’anorexiques du désir», qui «trouvent le sexe à ce point inintéressant qu’ils en font leur slogan».Lire la suite...

 Publié par http://www.femina.ch

 

 

L’asexualité, phénomène contemporain ?

En 1923, dans La disparition du complexe d’Œdipe, Freud avait conclu, à propos de l’identité sexuelle, que « l’anatomie est le destin ». Or le système discursif actuel a considérablement changé depuis, tant et si bien que les débats sur la liberté de choix qui concernent et l’orientation sexuelle et l’être sexué, se sont multipliés et diversifiés.

Notons en ce sens l’apparition d’un nouveau mouvement, celui des « asexués », désigné par la lettre « A » par les adeptes eux-mêmes, comme pour signifier la privation de leur sexuation. Comme le souligne Jean-Louis Chassaing 

[2] Chassaing Jean-Louis (2008). La position du démissionnaire...., ce mouvement né dans les années 2000 semble avoir été créé par un Américain de 23 ans, nommé David Jay. Constitués en une véritable communauté, via Internet, les asexuels forment un groupe d’origine américaine tout d’abord, puis avec une extension britannique et hollandaise. Il s’agit d’un véritable « phénomène » qui entend rassembler, au titre d’une norme et non d’un pathos, des sujets dont l’orientation sexuelle impliquerait l’absence de tout acte sexuel.

La « bagatelle » ne les intéresse pas, précisément parce que la population concernée déclare n’avoir jamais ressenti de désir sexuel envers qui que ce soit. Militants, les asexuels comparent leurs revendications à celles des homosexuels des années 1970, souhaitant par là même être reconnus en une catégorie sexuelle. Leur libido pourtant serait un zéro pointé à l’infini.

Toutefois, il y aurait une grande variété dans la façon de vivre l’asexualité : si certains peuvent éprouver une attraction émotionnelle et non sexuelle envers des personnes, d’autres à l’inverse peuvent en être dépourvus. Ainsi, les asexuels, bien que différents dans leur rapport de vivre l’asexualité, partageraient en commun cette tentative de vivre dans la société « sans être sexuel », et ce, en revendiquant l’idée « de n’avoir aucun problème avec le sexe ».

Il ne s’agit donc pas, d’après leur propos, d’un rejet du sexe, mais d’une absence de désir. De fait, ces sujets seraient-ils libérés du sexe et de ses aléas ? À défaut de pouvoir peut-être répondre à la question d’un engouement passager ou d’une mutation contemporaine réelle, reste à savoir comment, dans le monde post-moderne, s’articulent le corps et l’identité ? L’asexualité est-elle un comportement contemporain de la prévalence et de l’exception de la place du phallus autour duquel s’organise la subjectivité ? Pouvons-nous parler alors d’une nouvelle entité clinique ? Lire la suite

 

Article parue dans cairn.info par Eléonore PARDO 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les asexuels font leur coming-out

Manif asexuels, rencontre asexuels

Les organisateurs de la journée de l'asexualité en France espèrent sensibiliser la population, dans une société qui fait de l'épanouissement sexuel l'une des clés du bien-être.

 

 

Julien n'a jamais éprouvé de désir physique, ni pour son ex-petite amie, ni pour les hommes d'ailleurs. À l'image de tous les "asexuels" qui ont décidé de sortir de l'ombre, ce vendredi 26 avril, qu'ils revendiquent comme une journée pour mieux faire connaître leur différence.

"J'ai compris que j'étais asexuel en regardant un programme télé un soir", explique cet ingénieur-informaticien de 27 ans qui, auparavant, ne se sentait "pas normal", mais avait tendance à "refouler". Avec son ex-petite amie, Julien faisait bien l'amour, mais davantage pour lui faire plaisir que pour partager ses propres envies, désirs, fantasmes ou pulsions. Depuis, Julien a navigué sur quelques sites spécialisés, et rencontré une autre jeune femme, comme lui asexuelle, avec qui il partage une relation heureuse – et chaste.

"LA SOCIÉTÉ PRÉSENTE LE SEXE COMME UNE OBLIGATION"

Lui et ses semblables "asexuels" représenteraient 1 % de la population dans le monde, d'après les estimations d'un professeur canadien de la Brock University, Anthony Bogaert. Et ils commencent à s'organiser pour sortir de l'ombre. L'Asexual Visibility and Education Network (AVEN), fondé en 2001 par l'Américain David Jay, revendique 70 000 membres à travers le monde.

En Francel'Association pour la visibilité des asexuels (AVA) revendique "la reconnaissance de l'asexualité comme une orientation sexuelle à part entière". "La société présente le sexe comme une obligation", analyse Paul, vice-président de l'AVA, qui regrette que l'absence de vie érotique soit considérée comme une sorte de tare. "L'asexualité fait partie de la diversité des sexualités humaines et c'est bien plus important de reconnaître son existence que d'essayer de la critiquer", proclame-t-il. Pas simple de vivre cette différence dans une société qui fait de l'épanouissement sexuel l'une des clés du bien-êtreLire la suite

Article paru dans Le Monde.fr avec AFP 

Peut-on être heureux en couple sans faire l'amour ?

 

 

Si la passion diminue après quelques mois, le sexe reste un ciment pour bon nombre de couples. Mais peut-on vivre heureux à deux sans avoir de relations sexuelles ? Témoignages et décryptage.

 

Ce n’est pas forcément une question d’âge. Ni de la durée du couple. Il en faut peu au désir pour vaciller ou pour s’éteindre, quand bien même l’amour dure, à sa façon. Mais l’heure est au -couple flamboyant, amoureux et sexué.

 

C'est alors les questions s’immiscent, troublant le duo : que sommes-nous devenus ? Des frère et sœur ? De vieux potes paisibles ? Un couple parental ? Comment ranimer l’étincelle ? Faut-il partir ? S’accrocher ? Et comment font les autres ? Pour certains, la mort du désir sonne le glas du couple. D’autres arrivent à faire avec, cahin-caha, certains même parviennent à trouver d’inavouables arrangements. Et puis il y a ceux qui attendent que le désir renaisse de ses cendres. Confessions de trois femmes qui, toutes, aiment l’amour mais n’ont pas vraiment la même conception du couple.

 

Vivre sans sexe : "Parfois je trouve ça normal, d'autres fois j'en crêve"

Anne-Laure, 39 ans, en couple depuis vingt-deux ans, mère d’un enfant

"Ce n’est pas comme ça que j’envisageais le couple. Surtout qu’avec Paul ça a commencé de manière plutôt brûlante et charnelle. Et pourtant… Il y a bien trois ans qu’on ne se touche plus. C’est venu peu à peu, je ne saurais pas le dater. Au début tout allait de soi ; il y avait quelque chose d’épidermique entre nous, pas le moindre décalage, dysfonctionnement. C’est si loin… Avec le recul j’en viens à me dire que peut-être je n’étais pas si satisfaite, au fond.

 

Bien sûr, la naissance de Laura, dix ans plus tard, a énormément fait bouger les choses, mais ce n’est qu’un révélateur, certainement pas la cause. Disons qu’on s’est installé dans le rôle de papa et maman avec une facilité suspecte. Et qu’on n’en est plus sorti. Lire la suite

Article paru dans marieclaire.fr

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