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Réseau Social Rencontre Asexuels

« Rencontre Asexuels » révolutionne la rencontre Asexuelle en ligne en créant un vrai réseau social dédié exclusivement aux personnes asexuelles ou ayant très peu d’attirance sexuelle. Rencontre asexuels a pour objectif de connecter les personnes asexuelles entre elles afin de créer des liens d’amitiés ou amoureux en proposant aux membres de participer à des activités organisées dans des lieux de prestiges(week-end et séjour dans des châteaux, demeures ou hôtels de prestiges – Afterworks dans les meilleurs établissements de votre ville – des séances de rigologies etc…..) 

Témoignages : elles racontent l’asexualité

 

 

Elles sont asexuelles, revendiquent leur absence de désir et leur volonté de vivre un amour platonique.

Alors que certains considèrent ce manque de libido anormale, trois jeunes femmes nous racontent pourquoi elles disent non

sexe.

 

 

JULIE, 19 ANS : « ON NOUS CONSIDÈRE COMME DE GRANDS ENFANTS OU DES EXTRATERRESTRES »

«  J’ai appris mon asexualité par hasard en lisant un article dans un magazine trouvé à la fac. Mais je sentais déjà que je n’étais pas comme les autres. A l’adolescence, mes copines courraient derrière les garçons et tombaient tout le temps amoureuses. Mais entre nous, nous ne parlions jamais de sexe ni de garçons. J’avais aussi envie de trouver l’amour mais je n’étais attirée par personne. Je me posais beaucoup de questions à l’époque. Je ne savais même pas si j’étais attirée par  les filles ou les garçons. J’avais l’impression que je ne serais jamais heureuse.

Un jour, j’ai rencontré mon copain actuel sur un site de rencontres. Au départ, il ne me parlait jamais de sexe. Mais un mois après le début de notre relation, il a commencé à vouloir coucher. Il a clairement vu que je n’avais pas envie d’en parler. Nous avons quand même fait l’amour ensemble. J’avoue que je me forçais un peu car je trouvais cela désagréable. A l’époque je n’associais pas cela à un manque de désir. Quand j’ai découvert que j’étais asexuelle, j’en ai parlé avec lui.  Maintenant on continue à avoir des relations sexuelles, mais il me laisse un peu plus tranquille. J’ai d’ailleurs eu du mal à le voir nu. Je l’aime mais pour moi l’amour ne se concrétise pas par le sexe. Au contraire, cela gâche presque ma relation. Je trouve que c’est inutile. Bien sûr, il m’arrive de me masturber comme tout le monde. Mais c’est juste une façon de me détendre et de libérer des tensions.

Ma sœur et ma mère sont au courant de mon asexualité. Mais sinon je n’en parle pas aux autres parce que j’ai peur de leur réaction. Un jour, un garçon de ma fac a vu que j’étais sur un forum traitant de l’asexualité, du coup il a compris. Il m’a dit qu’à mon âge je ne pouvais pas savoir et qu’il fallait que j’ai des relations pour être sûre. Quand je lui ai expliqué que j’en avais déjà eu, il m’a dit qu’il fallait que j’aille voir un psy ou un médecin pour me faire soigner comme si j’étais malade.  On ne parle pas beaucoup de l’asexualité. C’est dommage parce que beaucoup de personnes le sont et l’ignorent. C’est quelque chose que les gens qui aiment le sexe ne comprennent pas de toute façon et cela leur fait peut être peur aussi. La plupart du temps on nous considère comme des grands enfants ou des extraterrestres. »

SOLÈNE, 23 ANS :  « JE N’AI PAS ENVIE QU’ILS PENSENT QUE JE SUIS COINCÉE »

« J’ai toujours su que j’étais différente des autres, je n’ai jamais ressenti de désir sexuel pour personne. Je ne me masturbe pas et même s’il m’arrive de penser au sexe, je n’ai aucun fantasme. Pourtant, j’ai déjà eu des petits copains, mais cela ne durait jamais plus d’un mois car je n’avais rien à leur offrir. J’ai également déjà eu des relations sexuelles mais je n’y prenais aucun plaisir. Un jour, je rompais avec mon petit ami et il a prononcé le mot «  asexuel ». Je suis allée voir la définition sur Internet et la description me correspondait parfaitement. A 19 ans, j’ai réussi à mettre un mot sur ce que je ressentais.  

J’assume complètement mon asexualité, je n’ai aucun souci avec cela. Lorsque les gens me posent des questions, j’y réponds sans problème. Je n’ai pas envie qu’ils pensent que je suis coincée. Il m’arrive de lire des articles ou de faire des blagues sur le sexe. Mais à part cela, c’est quelque chose qui m’indiffère. Les gens sont généralement surpris mais tolérants. Les filles, un peu plus que les mecs. En général, les garçons qui m’en parlent ont des idées derrière la tête et essaient de me convertir (rires). De toute façon, je n’ai aucune envie d’être en couple. Par contre, je tiens à avoir des enfants. Dans l’idéal, j’aimerais adopter. Sinon je suis prête à avoir des relation sexuelles à but reproductif avec un ami.

L’asexualité est un sujet encore un peu tabou, même si les médias en parlent davantage. Mais du coup, certaines personnes ont l’impression que c’est quelque chose de nouveau, un phénomène de société. Pourtant comme l’homosexualité, l’asexualité a toujours existé sauf qu’à une époque c’était complètement passé sous silence. Je pense quand même que les choses sont en bonne voie, même si ce n’est pas encore considéré comme une quatrième orientation sexuelle. » Lire la suite...

 

 Publié par http://www.elle.fr

 

L’asexualité, phénomène contemporain ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 En 1923, dans La disparition du complexe d’Œdipe, Freud avait conclu, à propos de l’identité sexuelle, que « l’anatomie est le destin ». Or le système discursif actuel a considérablement changé depuis, tant et si bien que les débats sur la liberté de choix qui concernent et l’orientation sexuelle et l’être sexué, se sont multipliés et diversifiés. Notons en ce sens l’apparition d’un nouveau mouvement, celui des « asexués », désigné par la lettre « A » par les adeptes eux-mêmes, comme pour signifier la privation de leur sexuation. Comme le souligne Jean-Louis Chassaing [2][2] Chassaing Jean-Louis (2008). La position du démissionnaire...., ce mouvement né dans les années 2000 semble avoir été créé par un Américain de 23 ans, nommé David Jay. Constitués en une véritable communauté, via Internet, les asexuels forment un groupe d’origine américaine tout d’abord, puis avec une extension britannique et hollandaise. Il s’agit d’un véritable « phénomène » qui entend rassembler, au titre d’une norme et non d’un pathos, des sujets dont l’orientation sexuelle impliquerait l’absence de tout acte sexuel. La « bagatelle » ne les intéresse pas, précisément parce que la population concernée déclare n’avoir jamais ressenti de désir sexuel envers qui que ce soit. Militants, les asexuels comparent leurs revendications à celles des homosexuels des années 1970, souhaitant par là même être reconnus en une catégorie sexuelle. Leur libido pourtant serait un zéro pointé à l’infini. Toutefois, il y aurait une grande variété dans la façon de vivre l’asexualité : si certains peuvent éprouver une attraction émotionnelle et non sexuelle envers des personnes, d’autres à l’inverse peuvent en être dépourvus. Ainsi, les asexuels, bien que différents dans leur rapport de vivre l’asexualité, partageraient en commun cette tentative de vivre dans la société « sans être sexuel », et ce, en revendiquant l’idée « de n’avoir aucun problème avec le sexe ». Il ne s’agit donc pas, d’après leur propos, d’un rejet du sexe, mais d’une absence de désir. De fait, ces sujets seraient-ils libérés du sexe et de ses aléas ? À défaut de pouvoir peut-être répondre à la question d’un engouement passager ou d’une mutation contemporaine réelle, reste à savoir comment, dans le monde post-moderne, s’articulent le corps et l’identité ? L’asexualité est-elle un comportement contemporain de la prévalence et de l’exception de la place du phallus autour duquel s’organise la subjectivité ? Pouvons-nous parler alors d’une nouvelle entité clinique ? Lire la suite

 

Article parue dans cairn.info par Eléonore PARDO 

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