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Rencontre Asexuelle
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Les asexuels font leur coming-out

Manif asexuels, rencontre asexuels

Les organisateurs de la journée de l'asexualité en France espèrent sensibiliser la population, dans une société qui fait de l'épanouissement sexuel l'une des clés du bien-être.

 

 

Julien n'a jamais éprouvé de désir physique, ni pour son ex-petite amie, ni pour les hommes d'ailleurs. À l'image de tous les "asexuels" qui ont décidé de sortir de l'ombre, ce vendredi 26 avril, qu'ils revendiquent comme une journée pour mieux faire connaître leur différence.

"J'ai compris que j'étais asexuel en regardant un programme télé un soir", explique cet ingénieur-informaticien de 27 ans qui, auparavant, ne se sentait "pas normal", mais avait tendance à "refouler". Avec son ex-petite amie, Julien faisait bien l'amour, mais davantage pour lui faire plaisir que pour partager ses propres envies, désirs, fantasmes ou pulsions. Depuis, Julien a navigué sur quelques sites spécialisés, et rencontré une autre jeune femme, comme lui asexuelle, avec qui il partage une relation heureuse – et chaste.

"LA SOCIÉTÉ PRÉSENTE LE SEXE COMME UNE OBLIGATION"

Lui et ses semblables "asexuels" représenteraient 1 % de la population dans le monde, d'après les estimations d'un professeur canadien de la Brock University, Anthony Bogaert. Et ils commencent à s'organiser pour sortir de l'ombre. L'Asexual Visibility and Education Network (AVEN), fondé en 2001 par l'Américain David Jay, revendique 70 000 membres à travers le monde.

En Francel'Association pour la visibilité des asexuels (AVA) revendique "la reconnaissance de l'asexualité comme une orientation sexuelle à part entière". "La société présente le sexe comme une obligation", analyse Paul, vice-président de l'AVA, qui regrette que l'absence de vie érotique soit considérée comme une sorte de tare. "L'asexualité fait partie de la diversité des sexualités humaines et c'est bien plus important de reconnaître son existence que d'essayer de la critiquer", proclame-t-il. Pas simple de vivre cette différence dans une société qui fait de l'épanouissement sexuel l'une des clés du bien-êtreLire la suite

Article paru dans Le Monde.fr avec AFP 

Peut-on être heureux en couple sans faire l'amour ?

 

 

Si la passion diminue après quelques mois, le sexe reste un ciment pour bon nombre de couples. Mais peut-on vivre heureux à deux sans avoir de relations sexuelles ? Témoignages et décryptage.

 

Ce n’est pas forcément une question d’âge. Ni de la durée du couple. Il en faut peu au désir pour vaciller ou pour s’éteindre, quand bien même l’amour dure, à sa façon. Mais l’heure est au -couple flamboyant, amoureux et sexué.

 

C'est alors les questions s’immiscent, troublant le duo : que sommes-nous devenus ? Des frère et sœur ? De vieux potes paisibles ? Un couple parental ? Comment ranimer l’étincelle ? Faut-il partir ? S’accrocher ? Et comment font les autres ? Pour certains, la mort du désir sonne le glas du couple. D’autres arrivent à faire avec, cahin-caha, certains même parviennent à trouver d’inavouables arrangements. Et puis il y a ceux qui attendent que le désir renaisse de ses cendres. Confessions de trois femmes qui, toutes, aiment l’amour mais n’ont pas vraiment la même conception du couple.

 

Vivre sans sexe : "Parfois je trouve ça normal, d'autres fois j'en crêve"

Anne-Laure, 39 ans, en couple depuis vingt-deux ans, mère d’un enfant

"Ce n’est pas comme ça que j’envisageais le couple. Surtout qu’avec Paul ça a commencé de manière plutôt brûlante et charnelle. Et pourtant… Il y a bien trois ans qu’on ne se touche plus. C’est venu peu à peu, je ne saurais pas le dater. Au début tout allait de soi ; il y avait quelque chose d’épidermique entre nous, pas le moindre décalage, dysfonctionnement. C’est si loin… Avec le recul j’en viens à me dire que peut-être je n’étais pas si satisfaite, au fond.

 

Bien sûr, la naissance de Laura, dix ans plus tard, a énormément fait bouger les choses, mais ce n’est qu’un révélateur, certainement pas la cause. Disons qu’on s’est installé dans le rôle de papa et maman avec une facilité suspecte. Et qu’on n’en est plus sorti. Lire la suite

Article paru dans marieclaire.fr

Asexuel: peut-on s'aimer sans jamais faire l'amour?

De plus en plus de personnes affichent leur asexualité, revendiquant leur désintérêt pour les activités charnelles. Comment expliquer que pour certains l'amour se dissocie du désir ou de l'attirance?

Sur les forums qui leur sont dédiés, ils se surnomment les "A", comme asexuels. Et ils l'assurent, le sexe, tout bonnement, ne les intéresse pas. Ils ne supportent pas d'être perçus comme malades, frustrés ou en attente "de la bonne personne". "Etre asexuel signifie ne pas ressentir le besoin ou l'envie d'avoir des relations sexuelles avec les autres. Un asexuel ne voit donc pas l'intérêt d'avoir des rapports sexuels et pourra passer sa vie entière sans relations sexuelles sans en souffrir", décrit ainsi le site "Asexuality.org", qui fait référence chez les "A". Et de souligner la différence avec l'abstinence: "les abstinents se privent de sexe, alors que les asexuels n'en ressentent pas le besoin." 

"Ni dégout ni peur particulière mais de l'indifférence"

L'asexualité serait donc une "orientation sexuelle". "D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais ressenti cette excitation dont mes amies me parlaient lorsque nous étions étudiantes et qu'elles faisaient leur apprentissage amoureux", raconte Cathy, 41 ans. "Je n'éprouvais ni dégoût ni peur particulière, simplement une vraie distance, comme si je n'avais pas été programmée pour ça, de la même façon que j'ai toujours manifesté un intéret très limité pour les aliments sucrés, sans pouvoir me l'expliquer"

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Article paru dans lexpress.fr

Identités sexuelles: qu'est-ce qu'être pansexuel, skoliosexuel et autres orientations méconnues

SEXUALITÉ - Miley Cyrus a fait les gros titres cet été quand elle a révélé sa pansexualité, faisant découvrir à de nombreuses personnes un terme qu’elles avaient peut-être déjà entendu sans vraiment le comprendre.

Mais la pansexualité n’est que l’une des nombreuses identités sexuelles et sentimentales, dont l’hétérosexualité, l’homosexualité et la bisexualité sont les plus connues. D’ailleurs, certaines personnes ne savent peut-être même pas qu’il existe des orientations sentimentales. Selon Asexuality.org, l’attirance sentimentale "est une réponse affective fréquente qui génère un désir de relation sentimentale avec la personne en question". Le site remarque que "beaucoup d’asexuels ressentent une attirance sentimentale même s’ils ne sont pas attirés sexuellement" et que, bien que les orientations sentimentales et sexuelles "concordent" souvent, "il est courant de voir différentes combinaisons d’orientation sentimentale et sexuelle" chez les asexuels.

"Beaucoup de gens se sentent perdus avant de trouver une communauté ou une étiquette derrière laquelle se réfugier", analyse Michael, un membre du réseau Asexual Visibility & Education Network (AVEN), dont le but est d’informer les gens sur la sexualité et les identités pouvant être regroupées sous le terme d’asexualité. Lire la suite

Article paru sur  huffingtonpost.fr

L'existence de l'asexualité ne doit pas être niée

Renncontre asexuellleL'asexualité: un mot bien mal connu du grand public. Bastiste Battisti nous parle aujourd'hui de cette façon de pratiquer le sexe qui n'en est pas une. Explications.

Vous avez bien lu et je n'ai pas peur de l'écrire: l'asexualité est une sexualité déviante. C'est une sexualité infréquentable, une sexualitémalsaine. Et c'est à se demander si ce n'est pas déjà un peu voyou d'aller jusqu'au bout de l'article. Mais continuons, car si l'asexualité dévie, elle dévie bien par rapport à quelque chose. Et on peut se demander, ce quelque chose: c'est quoi? 

Tous censés être séxués

Et ça non plus je n'ai pas peur de l'écrire: c'est la sexualité elle-même qui est la norme. Notre société commande la sexualité. La sexualité n'est pas un choix. La sexualité n'est pas une possibilité. La sexualité: c'est obligatoire

C'est une notion que la plupart des personnes sexuelles ont du mal à faire rentrer dans leur tête. Et je comprends bien pourquoi: la norme vous convient si bien. L'injonction à la sexualité, vous passez à travers sans même la remarquer. Pourtant, je vous assure, on vit bien dans une société où on est tous et toutes censés être sexuels. Et si on n'est pas sexuels, c'est qu'on a un problème. On vit bien dans une société qui prétend que faire l'expérience de la sexualité, c'est obligatoire pour se comprendre soi-même, que c'est obligatoire pour avoir des relations sincères avec les autres. 

Et n'allez pas imaginer que je suis fâché de votre bonheur: je suis très content pour vous. Je suis sûr que la sexualité est une très bonne chose. Il faut en parler et en parler librement. Je soutiens d'ailleurs toutes les formes de sexualités consenties (et pas uniquement les formes d'hétérosexualité les plus consensuelles). Le problème n'est pas là. Lire la suite

 

Article paru sur lexpress.fr

 

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